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Projet d'astronomie :

I- Dans un premier temps, Jean Koulidiati, Président de l'Université de Ouagadougou, et Claude Carignan, professeur d'astrophysique à l'Université de Montréal et à l'Université de Ouagadougou,  ont instauré un programme d'astrophysique dans le département de physique de l'Université de Ouagadougou afin de développer des compétences africaines en astronomie. Un programme de premier cycle a été élaboré. Le deuxième cycle et le 3e cycle s'en viennent sous peu. Un des problèmes africains se situe dans le fait que les gens instruits ne restent pas pour aider au développement de leur pays. La plupart d'entre eux quittent pour aller s'installer nottamment en Europe. L'idée est donc de développer dans ce petit pays une filière d'enseignement et de recherche en astronomie et en astrophysique qui fera bénéficier le pays de leurs compétences.  Ainsi, quatre enseignants-chercheurs sont présentement en formation dans un cadre de développement des ressources internes. L'avenir de l'Afrique sub-saharienne passe aussi par la création de nouvelles compétences dans les domaines les plus divers, notamment les technologies et le progrès scientifique. L'Astronomie a bien sur toujours été à la pointe de nombre de technologies (détecteurs, imagerie, cryogénie, mécanique, optique). En effet, peu de gens savent que beaucoup de développements faits sur les détecteurs CCD (détecteurs retrouvés dans toutes vos petites caméras numériques et caméras vidéos), détecteurs retrouvés dans toutes vos petites caméras numériques et caméras vidéos, sont dus aux astronomes toujours en quête de détecteurs de plus en plus sensibles pour observer des astres de plus en plus lointains et donc peu lumineux. Plusieurs développements, autant en imagerie à différentes longueurs d'onde (des rayons gamma aux ondes radio) qu'en spectroscopie, trouvent des applications autant dans des sciences connexes comme la chimie ainsi que dans le milieu médical.

II- En octobre 2007, Luc Turbide de l'Université de Montréal, a été construire et installer un petit observatoire au sein même l'Université de Ouagadougou afin que les jeunes étudiants puissent apprendre à manipuler les appareils. Cet observatoire est dédié à l'enseignement; il est même doté d'un système très moderne d'optique adaptative !img_6913a.1235210637.JPG

 

Puis en février 2009 et en octobre 2009, Luc est retourné au Burkina pour faire les mises à jour des instruments et pour résoudre les problèmes informatiques.

 

III- Deux étudiants africains de l'Université de Ouagadougou sont présentement en train de poursuivre des études de niveau doctoral au Département de Physique à l'Université de Montréal en astrophysique afin qu'ils puissent prendre la relève comme professeur d'astronomie à l'Université de Ouagadougou. Deux autres font la même formation ailleurs dans le monde, un à Moncton et l'autre à Marseille.

 

IV- De décembre 2008 à avril 2009, Claude Carignan (professeur) a donnée des cours de licence et de maîtrise à l'Université de Ouagadougou dans le domaine de l'astrophysique et il a parcouru le Burkina afin de dénicher une montagne qui répondait aux caractéristiques pour l'implantation d'un observatoire scientifique professionnel. Le mont Djouga a été choisi.

 

V- Entente prise entre le gouvernement du Burkina, le président de l'Université de Ouagadougou, le gouverneur de la région du sahel et le chef du village de Djouga.

 

 

 

VI- En octobre 2009 , Luc retourne au Burkina spécifiquement pour l'installation d'instruments afin de tester la qualité du ciel sur la montagne près du village de Djouga (avant la construction de l'observatoire). Dans une tente, il a installé un mini-télescope équipé d'une caméra CCD et d'un mini ordinateur. À coté de la tente, il y a un panneau solaire qui alimente les instruments. Tout est entièrement automatisé et autonome car il n'y a personne au village qui puisse faire fonctionner ces appareils. Il y  a toutefois deux gardiens (jeunes adultes du village) qui surveillent le matériel en cas de vol. Aux trois semaines, un employé de l'Université de Ouagadougou passe recueillir les données. Ce testing s'effectua pendant 6 mois.

 

VII- Le télescope qui sera installé sur la montagne provient du Chili. Il a été conçu et construit par l'Observatoire de Marseille. Il s'agit d'un télescope important, doté d'un miroir d'un mètre de diamètre et d'une combinaison optique permettant un large champ d'observation. En octobre dernier, il y  avait donc une partie de l'équipe de recherche qui était au Chili pour préparer son déménagement. C'est quelque chose d'assez complexe car c'est très gros et fragile. Il a d'abord fallu le démontrer, le descendre de la montagne, l'amener près de la côte (océan) et le déposer sur un bateau qui l'amènera en Afrique.

VIII- Débarquement du télescope sur la Côte d'Ivoire (car le Burkina n'a pas d'accès à l'océan) et transport terrestre jusqu'au Burkina puis jusqu'au village de Djouga. En suite l'équipe devra reconstruire le télescope, mais auparavant il faudra construire la bâtisse qui l'accueillera. 

En somme, tout reste à faire. La sélection définitive du lieu d'implantation, la piste, la construction du bâtiment (coupole, chambres des astronomes, atelier, ...), le forage d'eau, le système d'énergie photovoltaïque. Mais les universitaires sur place sont extrêmement motivés et prêts à résoudre les nombreux problèmes que pose une telle installation dans le pays. Les ministères et même le président de la république soutiennent fortement le projet et lui allouent des financements, de même que la Banque Mondiale.

IX- La famille Drissen/Robert (Laurent Drissen et Carmen Robert tous deux astrophysiens de l'Université Laval) ont séjourné trois mois à Ouagadougou à l'hiver 2010 avec leurs enfants afin d'offrir des cours d'astronomie à l'Université de Ouagadougou.

 

X- En décembre 2010, il y aura le Congrès mondial d'astronomie à Ouagadougou.